la vie chrétienne et la poésie
Chers amis dans le Seigneur Yeshoua Hamashia, Shalom
Je vous parle aujourd'hui d'un sujet qui m'a beaucoup touché et qui me demande de marquer un temps d'arrêt pour m'humilier devant
le Sauveur.
Lorsqu'on entend ce titre : VIVRE A CREDIT", on pourrait avoir à l'esprit l'idée de l'endettement. Même en pensant de cette façon, on n'est pas très loin de la réalité.
Je vais vous parler de l'histoire qui m'as inspiré ce titre.
En effet, Jeapino dans son enfance aimait faire comme les autres jeunes gens de son âge.
Lorsqu'il alla en ville pour passer ses vacances, il vit des enfants qui courraient, sautaient et tournaient dans l'espace avant d'atterrir au sol.
Ces enfants parlaient de "saut péroulé." Jeapino, de retour dans son village, voulut montrer à ses amis qu'il venait de la ville et qu'il avait apporté quelque chose de spécial; mais dans
sa sagesse, il voulut apprendre d'abord avant d'appeler son public.
Effrayé par la surface plane, il chercha le sommet d'une colline dont la route avait coupé un côté, laissant un creux d'environ trois mètres. Pour lui, ce creux devrait lui permettre de
faire même deux tours dans l'espace avant d'atterrir. Ayant tracé sa ligne de départ à quelques mètres vers le sommet, il devait descendre en courant pour sauter au niveau du creux.
Il fit plusieurs essais, mais la grâce de D.ieu l'empêcha de sauter. Fatigué des essais, il décida d'abandonner la partie. S'il mit à éxécution sa pensée, sûrement il aurait trouvé la
mort.
La grâce de D.ieu lui prêta une prolonguation de vie. Devenu lycéen de la classe de terminale, très démuni, il vivait à la limite comme un mendiant.
Un soir, il s'invita à une fête de son quartier où il fit la connaissance d'une jeune femme. Son mari l'avait abandonnée depuis deux ans, pour aller vivre avec une autre femme, hors du
pays.
Après une causerie entre Jeapino et cette femme, celle-ci l'invita à la fin de la partie à passer la nuit chez elle. Ce fut le début d'une vie de fornication. Jeapino prit le fauteuil de patron
dans cette maison. Bien que vivant en location dans une chambre à un km, il ne manquait pas de passer parfois cinq nuits sur sept chez cette femme. Sa nourriture était assurée, bien qu'il ne
rationnait pas. Après huit mois de vie de péché, Yeshoua Hamachiah toucha son coeur.
Qu'est-ce qu'il se passa en réalité ?
Il voulut faire la cour à une fille déjà née de nouveau. Manquant d'approche, il résolut qu'en l'accompagnant dans son église, il créerait rapidement l'amitié et atteindrait son but le plus
tôt possible.
Il proposa à la fille de l'amener dans son église et elle accepta. Le jour venu, la fille passa le chercher et ils allèrent ensemble.
Le sermon de ce jour le toucha tellement qu'il coula des larmes en cachant sa face. A la sortie du culte, il oublia qu'il était venu "draguer" une fille.
Sans perdre de temps, il retourna directement chez lui ; la fille l'ayant perdu de vue, alla chez lui pour voir s'il était déjà rentré. Elle le trouva en larmes dans sa chambre. Ce fut le début
de sa conversion.
L'époux de la femme adultère étant de retour au pays, alla tout d'abord dans son village. C'est là qu'on lui apprit qu'un jeune lycéen avait déjà pris sa femme et qu'il était chez lui tous les
soirs. Cet homme chercha une machette, l'aiguisa parfaitement et prit le chemin de la ville.
Il arriva à la tombée de la nuit et se cacha non loin de sa maison. Il espèrait voir un jeune-homme descendre chez lui. Comme cette femme cherchait toujours à violer le jeune-homme chaque
fois qu'il venait chez elle, alors qu'il lui avait déjà fait part de sa conversion, ce jour-là le garçon décida de ne plus aller chez cette dernière.
Bien qu'il avait vraiment faim, et qu'il était assuré qu'il y avait à manger là-bas, sa pensée en vain le poussa d'aller, mais la grâce de D.ieu l'empêcha. Il se coucha affamé. La femme de
retour, trouva que sa porte était ouverte. Elle pensa que son jeune copain était là ; elle gardait les clés au même endroit où elle les gardait quand son mari ne l'avait pas encore quitté. Etant
entrée, elle trouva son mari assis à table. Surprise et ne pouvant plus reculer, elle le salua et entra directement dans sa chambre.
Elle laissa un petit espace au battant pour contrôler les mouvements de l'homme.
Elle vit une machette sous la table. L'homme était sûr que son rival devait arriver d'un moment à l'autre. C'est pourquoi il laissa la femme d'abord.
Ayant attendu jusqu'à 24 H, il décida de régler ses comptes avec sa femme. Vers 24 H, comme je le disais, quand il sut que celui qu'il attendait ne pouvait plus venir, il prit sa machette
sous la table et se dirigea vers la chambre de la femme.
Comme cette dernière contrôlait tout par la fente laissée à la porte, elle verrouilla rapidement sa porte et se mit à crier.
Les voisins sortirent et maîtrisèrent le méchant qui tentait de défoncer la porte. Lorsqu'on demanda à la femme de sortir, elle se dirigea directement chez Jeapino pour lui raconter les
faits.
Jeapino remercia Hashem Adonaï de lui avoir sauvé la vie en l'empêchant d'aller chez Rose.
Chacun de nous connaît des occasions où il pouvait laisser sa vie. Chacun connaît des moments où, pris par le péché, seule la grâce de D.ieu l'a sauvé. Chacun de nous peut dire d'une autre
façon comme l'apôtre Paul; je cite : "Si je vis ce n'est plus moi qui vit, c'est Christ qui vit en moi."
Oui, la vie que nous vivons actuellement est un prêt accordé par Yeshoua Hamachiah afin que nous passions à la repentance. Nous devons maintenant passer à la réparation juste par un
changement de vie.
La Bible dit que que celui qui emprunte est l'esclave de celui qui prête. (Proverbe 22 / 7) Nous devenons par là esclaves de note Sauveur qui nous rappelle en nous tendant Ses bras. L'esclave vit
selon les recommandations de son maître. Pour cela, bien que notre maître nous appelle plutôt ami, nous devons lui être reconnaissants. Jeapino aujourd'hui chante des louanges pour remercier
D.ieu; Il prêche l'Evangile, non par plaisir, mais par devoir. Il nous invite aussi à être reconnaissant pour tout ce qu'Hashem Adonaï a fait et continue de faire; Que D.ieu vous bénisse.
Shaliah Jean-Pierre NOKAM