la vie chrétienne et la poésie
Shalom en Yéshoua Hamashia’h.
Chers amis, c’est avec une très grande joie que je vous retrouve encore aujourd’hui pour le partage de cette
nourriture spirituelle.
De douloureuses surprises surviennent parfois dans notre vie. Ca peut être l’annonce soudaine de la perte de notre travail ; un bilan médical nous communiquant de mauvaises nouvelles ; la trahison d’un être cher étc… Comment réagir face à cela ?
L’apôtre Pierre nous adresse ce message réconfortant et surprenant dans 1Pierre 4 :12,13 « Bien-aimés, ne soyez pas surpris, comme d’une chose étrange qui vous arrive,
de la fournaise qui est au milieu de vous pour vous éprouver. Réjouissez-vous, au contraire, de la part que vous avez aux souffrances de Christ, enfin que vous soyez aussi dans la joie et dans
l’allégresse lorsque sa gloire apparaîtra »
La souffrance est une surprise pour beaucoup d’entre nous, parce que nous avons souvent une vision trop simpliste de la vie chrétienne. Marcher avec Dieu devient parfois un défi douloureux, alors
que suivre Satan peut sembler être source de grandes gratifications. Job, juste et souffrant, illustrait cela quand il demandait à Dieu : « Pourquoi les méchants vivent-ils ? Pourquoi vieillissent-ils ? Pourquoi reprennent-ils même des forces ? » (Job 21 :7)
Pierre exhorte ses lecteurs à ne pas tomber dans le piège consistant à croire que les épreuves sont étrangères à l’expérience chrétienne. Elles devraient être considérées comme normale. Il faut, et on doit s’y attendre !
Mais nous ne devons pas confondre l’épreuve qui vient du péché et celle de la maturation. L’apôtre Paul nous invite à faire la différence. Il dit : « La colère de
Dieu, en effet, se révèle depuis le ciel contre toute l’impiété et l’injustice des gens qui tiennent la vérité captive dans l’injustice. »(Romains 1 :18)
Tout ce qu’on fait a des conséquences. Si vous vous tenez sous un chaud soleil avec une glace, celle-ci fond. Il
y a toujours un phénomène de cause à effet.
Même si nous souhaitons qu’il n’en soit pas ainsi, il en va de même pour le péché. Il a toujours des conséquences. Non que Dieu, sur son trône, se demande de quel terrible châtiment il pourra
frapper les pécheurs ; mais le péché survient avec des conséquences qui lui sont intrinsèquement liées.
Le problème, c’est que le plus souvent nous pensons être plus habile que Dieu, et pouvoir pécher en évitant les conséquences. C’est impossible. Paul affirme clairement que le péché n’a pas
seulement des conséquences éternelles, mais aussi des conséquences douloureuses et désespérantes dans le présent.
L’apôtre évoque ces conséquences comme étant « la colère de Dieu ». Dans ce passage, celle-ci exprime simplement le fait que Dieu laisse les êtres humains récolter ce qu’ils ont semé.
Dieu n’intervient pas toujours immédiatement pour écarter la souffrance due à nos actes, même si nous sommes chrétiens. Il nous laisse souvent en faire l’expérience pour que nous comprenions les
profonds ravages et les tors que causent nos péchés.
Nous avons examinés les conséquences qui découlent de la violation des lois morales de Dieu. Mais qu’en est-il lorsque nous violons les lois de la santé ? Notre corps est sa demeure. Si nous
malmenons notre corps en le privant d’une nourriture saine et d’exercices physiques, ou en travaillant trop, nous péchons également contre Dieu. Les conséquences d’un tel comportement créent les
conditions de maladie qui peut aussi à cause de sa gravité être vu comme une épreuve.
L’épreuve de la maturation au contraire nous arrache du péché. L’apôtre Paul s’exprime en ces mots : « Et pour que je ne soit pas enflé d’orgueil, à cause de
l’excellence de ces révélations, il m’a été mis une écharde dans ma chair, un ange de Satan pour me souffleter et m’empêcher de m’enorgueillir. »
(2corinthiens12 :7)
Il existe une très grande différence entre couper et tailler. Nous coupons des plantes dont nous ne voulons plus ; nous taillons celles dont nous voulons une production plus abondante. Ces
intervention nécessitent cependant toutes deux un outil aiguisé. Tailler implique que nous tranchions ou coupions certaines parties de la plante. Un jardinier novice
pourrait croire que nous la détruisons.

Il y a souffrance quand Dieu utilise les circonstances pour attirer notre attention sur notre péché. Celui qui lit dans les cœurs des hommes les connaît mieux qu’eux-mêmes. Il sait
que quelques uns ont des talents qui, bien employés, pourraient contribuer à l’avancement de son règne. Dans sa providence, il place ces personnes dans certaines situations qui leur permettent de
découvrir des défauts ignorés, ce qui leur donne l’occasion de se corriger et de se préparer à son service.
C’est pour les purifier qu’il les fait souvent passer par l’épreuve.
Suivre la colonne de nuée le jour et la colonne de feu la nuit qui fut l’assurance que l’Eternel conduisait le
peuple d’Israël (Exode 13 :21), ne garantissait pas le bonheur à chaque instant. Dieu les conduisait à chaque instant. Mais où les a-t-il tout d’abord amené ? Face à la mer, avec des
montagnes de tous cotés et l’armée du pharaon apparaissait derrière eux ! Juste après que Dieu leur eut fait traverser la mer rouge, où les a-t-il conduits
alors ? Après une longue marche dans le désert desséché et brûlant, la colonne de nuée les amena à Mara où il y avait enfin de l’eau. Sans doute les Israélites furent fous de joie. Mais
cette eau
fut imbuvable, parce qu’elle fut amer. (Exode 15 :23).
Notre joie doit demeurer dans cette assurance que l’Eternel, dans chaque situation d’épreuve de maturation prépare toujours une porte de sortie. Devant la mer rouge, il fendit l’eau pour faire
passer son peuple (Exode14 :21). A Mara, Un morceau de bois purifia l’eau (Exode 15 :25). Et l’apôtre Jacques peut conclure par ces mots : « Prenez, mes
frères, pour modèle de souffrance et de patience les prophètes qui ont parlé au nom du Seigneur.
Voici, nous disions bienheureux ceux qui ont souffert patiemment. Vous avez entendu parler de Job, et vous avez vu la fin que le Seigneur lui accorda, Car le Seigneur est plein de miséricorde et
de compassion. » (Jacques 5 :10 ,11)
Que Hashem Elohim nous accorde sa grâce afin que nous comprenions à chaque fois le message qui se cache derrière
notre épreuve
Soyez bénis
©Shaliah Jean-Pierre Nokam.